L’ombre blanche

Peaux de buffles sur structure en acier et résine / 450 x 210 x 250 cm / 2002
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En confrontant l’art à la culture et à la conscience politique, Huang Yong Ping  guide son public vers une remise en question des réalités de notre société et de la nature humaine.

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L’ombre blanche

L’Ombre Blanche réunit ainsi deux concepts: la croyance religieuse et la philosophie antique.

L’éléphant blanc évoque un puissant symbole du bouddhisme ; réincarnation de Bouddha, il porte en lui la manifestation de la divinité. Avec la peau étalée à ses pieds, l’artiste fait allusion à l’allégorie platonicienne de la caverne qui illustre le cheminement de l’homme depuis le monde des illusions jusqu’au monde parfait des Idées et de la Connaissance. Se pose alors la question de savoir s’il est possible d’atteindre ce monde. Le Temps (celui de l’Histoire) s’écoule, l’éléphant mue, quitte sa peau, se débarrasse enfin des croyances qu’il prenait pour des vérités. Mais que reste-t-il ? Une illusion encore. Car aussitôt la vérité énoncée, elle se transforme en une opinion parmi d’autres.

Cette sculpture, véritable allégorie de la métamorphose, invite le visiteur à la tolérance des visions plurielles du Monde… et du Temps.


Le mot de Bernard Magrez

Le vin et l’art sont deux affaires de culture et derrière ces deux disciplines il y a la main de l’homme. Pour cette première exposition intitulée « L’Etoffe du temps », le rapport est évident entre l’art et le vin, pour lesquels tout est question de temps. Aujourd’hui, à travers mes goûts, je tente de faire comprendre l’art contemporain au plus grand nombre, en partant d’une œuvre connue, la Femme assise de Picasso.