Diary of happiness

Verre de Murano, bois / 206 x 50.5 x 8.5 cm / 2008
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L’univers très personnel de Jean-Michel Othoniel est influencé par les contes de fées, les rêves et la psychanalyse.

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Diary of happiness

Le temps n’est pas seulement cette matière fractionnée par la science ou décomposée par le langage en passé, présent et futur. C’est aussi une notion très subjective. Remarquons à quel point les sentiments et émotions agissent sur notre perception du temps : il fuit à toute allure lorsque nous vivons des instants agréables mais semble s’étirer à l’infini dans les moments d’ennui. C’est cette vision subjective que Jean-Michel Othoniel propose ici, avec une mesure fondée sur notre affectivité.

Conçu comme un journal intime, ce boulier est extrait d’un ensemble plus grand représentant toute une année. A chaque jour vient correspondre une perle déplacée du côté blanc si la journée fut heureuse, du côté noir si elle a été triste. L’œuvre construite quotidiennement s’achève à la fin de l’année par une forme aléatoire, représentation schématique de notre parcours émotionnel.

La forme finale pourrait nous pousser à conclure que la voie du bonheur, sans cesse entravée par les jours noirs, paraît impossible. Mais Othoniel ne se limite pas à ce constat en apparence sombre. Sa vision plutôt optimiste, comme semble l’indiquer le titre, cache peut-être un conseil : employer son temps à la construction de son bonheur.


Le mot de Bernard Magrez

Le vin et l’art sont deux affaires de culture et derrière ces deux disciplines il y a la main de l’homme. Pour cette première exposition intitulée « L’Etoffe du temps », le rapport est évident entre l’art et le vin, pour lesquels tout est question de temps. Aujourd’hui, à travers mes goûts, je tente de faire comprendre l’art contemporain au plus grand nombre, en partant d’une œuvre connue, la Femme assise de Picasso.