Cocon du vide

Perles de boulier chinois et chapelet bouddhiste, chaise, métal / 240 x 140 cm / 2000
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L’art chez Chen Zhen est né de ce concept qu’il nommait « les transexpériences », se traduisant par la concentration dans une même œuvre d’un réseau de connexions entre toutes les cultures, le passé et le futur, la société et la science, le tout et son contraire.

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Cocon du Vide

Ainsi, les transexpériences permettent à l’artiste de superposer références occidentales et orientales au sein d’une même œuvre, sans qu’elles se court-circuitent puisque leur essence est commune. Dans son Cocon du vide, il mêle les mathématiques (perles de boulier), le bouddhisme (perles de chapelet) et le taoïsme (la  forme du cocon évoque le Yin et le Yang).

Le vide intérieur est un rappel du concept bouddhiste de  la vacuité. Avec cette œuvre, il nous suggère de nous libérer de notre cocon, des codes culturels et systèmes de pensée dans lesquels nous nous enfermons, de cesser de compter le temps qu’il nous reste aussi (avec le boulier), car nous ne sommes de toutes façons que des phénomènes temporaires dans un ensemble bien plus grand qui nous dépasse.


Le mot de Bernard Magrez

Le vin et l’art sont deux affaires de culture et derrière ces deux disciplines il y a la main de l’homme. Pour cette première exposition intitulée « L’Etoffe du temps », le rapport est évident entre l’art et le vin, pour lesquels tout est question de temps. Aujourd’hui, à travers mes goûts, je tente de faire comprendre l’art contemporain au plus grand nombre, en partant d’une œuvre connue, la Femme assise de Picasso.