Marie-Atina Goldet
Portrait
par Lauren Huret,
dans Happen, janvier 2010.
Voici quelques années que je connais Marie-Atina Goldet.
Quelques temps que je la vois prendre des photos, dessiner, coudre, installer, s’activer à produire beaucoup de choses. Elle fait beaucoup de photos, je l’ai toujours vu en prendre. Oui, la photographie, j’ai bien l’impression qu’elle commence par là, si jamais on doit parler d’un quelconque début. Puis vient le dessin, la fabrication d’objets, les mots & le langage.
Marie-Atina passe aussi la majeure partie de son temps à classer, à mettre ses dessins, ses photographies et ses mots dans des petites boîtes. Elle nous fait croire qu’il y a une volonté d’y mettre un ordre, mais pour ma part, je pense que c’est impossible, et peut-être même inutile.
Pandore pourrait être son ancêtre. Dans son coffre, non pas les maux de l’univers, mais une multitude de petites boîtes qui renfermeraient des corps qui dansent, une femme-animal, des animaux anthropomorphes, des scènes étranges de la vie quotidienne, des chimères, des créatures prêtes à se transformer. Elle regarde, observe, pense, puis photographie, dessine, transforme.
Quand je perçois un dessin de Marie-Atina, j’ai un accès direct à son imagination, à ce qu’elle déploie, à ce qu’elle explore. Et c’est cela qui me plaît dans le travail de Marie-Atina : je ne sais pas d’où viennent toutes ses images, tous ses dessins, tout son langage. J’ y perds pieds, œil, dent et me laisse dessaisir de mon savoir.
L'artiste
Récemment diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Bordeaux et lauréate du Grand Prix de l’Institut Culturel Bernard Magrez avec son installation Au Bonheur du grain, Marie-Atina Goldet a su convaincre par sa justesse et sa poésie.
Le dessin et la gravure constituent l’essentiel de son travail.








